Eglise Saint-Pierre et Paul, Châtelet

Celestin 3Vitraux copie

L'église Saints-Pierre et Paul de Châtelet n'est pas encore une basilique:

https://www.youtube.com/watch?v=BlmqQoaJhbI

 3 002Eglise Saint-Pierre et Paul, Châtelet

Cette  église a été construite entre 1867 et 1871. Elle est bâtie  selon les plans de l'architecte Eugène Carpentier (1819-1886), sur un style  tendance néo-gothique, en brique et en pierre de taille. On lui doit les  plans de la place De Brouckère, la collégiale saint-Ursmer de Lobbes,  une participation à la Sint-Salvatorskathedraal de Brugge, une participation  au château d'Antoing, le château Het Steen de Elewijt, l'église  paroissiale de Beloeil, etc. C'est un architecte controversé. Certains  de ces travaux sont jugés trop entreprenants, originaux, voire inadaptés. A  la suite d'un incendie en 1937, les charpentes, toiture et flèche sont  largement endommagées. Valentin Vaerwijck (1882-1959) entreprend d'effectuer  une restauration. Ce célèbre architecte est spécialisé  dans les réhabilitations de sites désespérés. On lui  doit notamment la restauration du beffroi de Gand ou le château de Terleyen.  C'est à partir de ce moment là que la couverture devient métallique  (cuivre rouge). L'église  possède deux tours de façades et une tour centrale, posée  à la croisée du transept. Cette tour est beaucoup plus massive et  élevée que les deux premières.

 http://tchorski.morkitu.org/1/chatelet-01.htm

                     Petit guide du visiteur à l’église Saints -Pierre et Paul de Châtelet

HISTORIQUE...

L’église dans laquelle vous entrez date du XIXème siècle. Elle remplaçait un édifice de style gothique du XVIème siècle, situé à cet endroit. Lui-même se trouvait à l'emplacement d'une église primitive, pouvant remonter au XIIIème siècle.

On sait que des Namurois, conduits par Antoine de Croy, incendient Châtelet et son église en 1430 (cfr. L’anuaire du Vieux Châtelet no XV p.120). Celle-ci était orientée vers l'est, c'est-à-dire le chœur tourné vers l'Hotel de Ville actuel. Elle était entourée d’un cimetière.

L'église qui lui succéda fut construite progressivement. (La copie d'une photo de cet édifice se trouve dans le bas-côté droit). La grande nef date probablement du début du XVème siècle. D'autres parties sont antérieures. L’édifice connut par la suite maintes restaurations et transformations. Devenue vétuste et trop petite, cette seconde église fut démolie en 1867.

Un troisième édifice, plus imposant, lui succéda. La première pierre fut posée en 1867. La nouvelle église fut consacrée le 30 novembre 1871 par l'évêque de Namur.

Le nouveau bâtiment fut ravagé par un incendie le 20 février 1937. II ne restait que les murs. II fut reconstruit selon la même architecture et inauguré le 12 août 1941. Les clochers et clochetons furent dotés d’ornements dorés, les toitures furent couvertes de cuivre et pourvues de lucarnes.

Cet édifice est, chaque dimanche, le lieu de rassemblement d'une communauté chrétienne. II peut aussi se prêter à la visite afin de découvrir les richesses architecturales et artistiques. Nous sommes également heureux de vous accueillir en ce lieu pour cette raison.

POUR LA VISITE...

L'église est de style néo-gothique. Sa longueur est de 80 mètres. La largeur de la grande nef est de 15 mètres. Sa hauteur, du pavement a la clef de voute, est de 25 mètres (croisée du transept). La hauteur des petits clochers est de 35 mètres, celle du grand clocher : 71 mètres.

Les cloches de la grande tour sont au nombre de trois. Réquisitionnées et enlevées durant la dernière guerre, seule la grosse cloche a pu être retrouvée. La tour de droite en entrant dans l'église, contient une petite cloche: la « Blaisette »  

En passant la porte d'entrée, vous aurez remarqué le tympan, typique des grands édifices gothiques. Le Christ en majesté est au centre. Il est entouré d'une figure géométrique en forme d'amande: une mandorle. Elle signifie que le Christ habite un autre monde. Il est néanmoins entouré d'êtres humains. Ils rappellent le service de la louange et de l'annonce de l'Eglise. A l'étage inférieur, six-personnages: les saints patrons de la paroisse entourés chacun par les évangélistes, que l’on repère grâce à leur symbole. De gauche à droite : les saints Marc, Pierre, Matthieu, puis Jean, Paul et Luc. Sur le meneau du portail, une statue de : Vierge à l’Enfant. Sur le linteau du portail une inscription dont la traduction est: «Au Roi des siècles, les fidèles Châtelettains ». II s'agit d'un chronogramme : les chiffres romains (en dorure) additionnés donne le nombre 1867, année de la destruction de la vielle église, probablement pour souligner la continuité avec la nouvelle.

Les vitraux de l'église constituent l'une de ses principales richesses. Le commentaire est à votre disposition dans le présentoir et est également sur ce site. Page 1 cliquez...Page 2 cliquez

Sur la tribune vous remarquez, au centre, le blason de la ville de Châtelet, droite celui du Royaume, à gauche celui du Hainaut.

A propos des orgues, un commentaire est également à votre disposition dans le présentoir. L'incendie de 1937, détruisit l'orgue construit en 1879 par la firme Schyven. L'orgue actuel fut construit par Maurice Delmotte (Tournai) et fut inauguré en mai 1943.

Chaque année, en septembre et octobre, le Festival d'Orgue de Châtelet vous permet de découvrir les qualités sonores de ce magnifique instrument d’esthétique symphonique.

Au fond de l'église, du côté droit (regard tourné vers le fond), le baptistère. Un grillage y donne accès. Au centre, une vasque : les fonts baptismaux. Ce lieu est comme séparé de l'église, non pas pour écarter ceux qui y passent mais pour indiquer l'étape nécessaire, le chemin de conversion que baptême implique. On trouvait un baptistère dans la plupart des églises anciennes, habituellement situé de ce côté de l'édifice.

Plus loin dans la nef, la chaire de vérité est composée de marbre et de pierre de France. Elle est décorée de sculptures: les quatre animaux symboliques renvoient aux évangélistes. Au centre, le Christ enseignant. De chaque côté de l’escalier,  nous découvrons des blasons: celui du pape Pie XII, reconnaissable grâce au symbole des clés; il occupait le siège pontifical à l'époque. De l'autre côté, le blason de Mgr. Delmotte, évêque de Tournai, qui  a consacré l'église reconstruite (en 1941). Face à la chaire de vérité, une statue du  Sacré-Cœur.

Dans les bas-côtés, à droite nous trouvons les statues de Saint-Antoine et de Sainte-Barbe (patronne des mineurs). Les vitraux représentent des étapes de la vie de Saint-Paul. A gauche, ce sont des étapes de la vie de Saint- Pierre. Nous trouvons aussi une statue de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus. Devant le monument aux morts, un Bon Dieu de pitié du XVIe siècle, dit: « Bon Dieu de la chapelle des Gaux ».

Dans le chœur, à gauche de l'autel, un lutrin en forme d'aigle, qui a malheureusement été volé, est le lieu où est lue la Parole de Dieu. (Œuvre de Verdonck (Gand 1940), de même les autres lutrins et chandeliers.

La croix triomphale date du début du XVIIème siècle et provient de l'ancienne église. A droite de Jésus: Saint-Jean, à gauche: la Sainte Vierge. Au-dessus du maître-autel, les statues des saints patrons de la paroisse adossés chacun à une colonne.

Dans le transept droit, le « vitrail de Saint-Joseph » (voir le commentaire contre le mur de l’autel). Au centre, un retable représentant Saint Joseph et l'Enfant Jésus. En-dessous à gauche, le mariage de Marie et Joseph. A droite, Jésus bénissant ses parents.

Dans le transept gauche, le « vitrail de Notre-Dame » (voir commentaire). Au-dessus de l’autel, au centre, une Vierge à l'Enfant. En bas à gauche, l'Assomption (Marie au ciel). A droite, l'Annonciation... A gauche, la statue de la Vierge dite "Notre-Dame de Châtelet".

En passant dans l'abside, vous remarquez une représentation du Chemin de Croix dans les vitraux. Vous passez devant une statue de Saint-Eloi (ateliers de Maredsous).

La chapelle absidiale est pourvue d'un autel en marbre. Sur les portes du tabernacle (lieu de la réserve eucharistique), les sculptures renvoient aux quatre évangélistes…

Les vitraux des bas-côtés de l'église Saints-Pierre et Paul à Châtelet. Explications: Page 1 cliquez...Page 2 cliquez

29 juin, les fêtes de saints Pierre et Paul, apôtres

Le 29 juin est l’une des plus grandes fêtes de l’année liturgique. C’est celle des Apôtres Pierre et Paul. Elle est même élevée au rang de solennité, privilège rarissime habituellement réservé aux fêtes célébrant le Christ ou la Vierge Marie. Mais ceci s’explique fort bien puisque Pierre et Paul, les fondateurs de l’Église, sont les deux colonnes de l’Église. 

Ils ont subi le martyre à Rome, sous l’empereur Néron, probablement en l’an 64 pour Pierre, et en 67 pour Paul, au cours de la persécution qui se déchaina contre les chrétiens qu’il accusa d’avoir brûlé Rome. 

On vénère leurs tombes sur la colline du Vatican dans la Basilique qui porte son nom pour Pierre et sur la route d’Ostie, dans la basilique Saint Paul-hors-les-Murs pour Paul, les basiliques majeures les plus importantes de la chrétienté avec Sainte Marie Majeure et Saint Jean-de-Latran, que tout pèlerin doit visiter. L’Église ne les sépare jamais dans le culte qu’elle leur rend. " Souviens-toi des apôtres Pierre et Paul ", prie-t-elle au canon de la Messe, "  saints apôtres Pierre et Paul, priez pour nous " implorons-nous dans la Litanie des Saints.

Auteur : Françoise LUCROT 

Publié dans l’AFALE Magazine, N° 308, juin 2006

http://wiki.ebior.be/index.php?title=29_juin,_les_f%C3%AAtes_de_saints_Pierre_et_Paul,_ap%C3%B4tres

 

 Clocher chatelet 03 05 11 008